L’ascension de Camelot Livre 1 : La duperie de Guenièvre – Kiersten White

Bonjour ! Je vous parle aujourd’hui du premier tome d’une saga de fantasy publiée en France chez DeSaxus, avec une traduction de Véronique Baloup, qui est une réécriture du mythe arthurien.

Mythe arthurien • Fantasy • Magie

Résumé : « La princesse Guenièvre arrive à Camelot pour épouser le charismatique Roi Arthur, mais elle n’est pas celle qu’elle prétend être. Son vrai nom et sa véritable identité sont un secret. La magie a été interdite dans le royaume et le sorcier Merlin qui en a été banni a trouvé un moyen de protéger le roi : faire de Guenièvre sa femme… et sa protectrice contre ceux qui veulent voir la ville du jeune souverain tomber. Pour sauver la vie d’Arthur, sa nouvelle épouse va devoir naviguer dans une cour où les anciennes valeurs qui s’opposent au changement côtoient de nouvelles voix qui se battent pour un monde meilleur. Mais au cœur de la forêt et dans les sombres profondeurs des lacs, la plus terrible des menaces attend pour récupérer ce qui lui est dû… Les chevaliers d’Arthur croient qu’ils sont assez forts pour faire face à n’importe quel danger, mais Guenièvre sait qu’il faudra bien plus que des épées pour garder Camelot libre. » (résumé de l’éditeur)

Avant de parler du roman en soi, je voudrais parler de l’édition, afin de ne pas être obligée de le redire plus tard. Si l’objet-livre est magnifique, ce roman comprend de GROS problèmes de traduction : on parle de concordances des temps qui ne fonctionnent pas, de phrases maladroites et surtout, certaines phrases qui ne veulent littéralement RIEN DIRE. Je cite : « Je ne sais pas comment il difficile de trouver un autre verbe dans cette expression mon nom. ». Je ne suis pas en train d’inventer, je vous cite littéralement une phrase du roman. Mais ça reste quand même extrême, toutes les phrases ne sont pas comme ça (heureusement). Tout ça pour dire que j’ai vraiment eu du mal avec la traduction qui m’a fait sortir de ma lecture plusieurs fois.

De manière générale, ce livre a été une bonne lecture, il y a pas mal de choses intéressantes, bien qu’il ait de nombreux défauts.

Pour moi, le personnage le plus dérangeant a vraiment été Guenièvre (ce qui est embêtant, vu qu’elle est le personnage principal ……). Elle est censée être là pour protéger Arthur, être puissante, mais finalement elle passe son temps à se déprécier et à l’écouter elle a l’air absolument insignifiante. Si je peux me permettre une petite analyse à deux balles, elle souffre clairement d’un syndrome de l’imposteur et semble toujours avoir besoin de faire ses preuves. Elle répète tout le temps qu’elle est là pour protéger Arthur … ON A COMPRIS. En plus, elle tombe amoureuse toutes les cinq minutes c’est usant. Disons qu’il ne s’agit pas du personnage puissant que j’espérai.

Heureusement, le roman se rattrape avec les autres personnages. J’ai surtout beaucoup aimé les deux principaux personnages masculins. J’ai beaucoup aimé le personnage d’Arthur qui est vraiment appréciable. C’est quelqu’un de très gentil, mais aussi intelligent et réfléchi, on comprend aisément pourquoi son peuple l’aime autant. Mais mon personnage préféré a vraiment été Mordred. Je l’ai trouvé très bien écrit, et il a une personnalité très sarcastique et il est bien écrit. Ses motivations étaient logiques et intelligentes.

J’ai bien aimé trouver en arrière plan l’histoire de Tristan et Iseult, un mythe que j’aime beaucoup. Mais avec les révélations qui sont faites, je me pose tout de même des questions par rapport à cette réécriture. J’espère que des explications supplémentaires seront données dans les tomes suivants.

Une lecture assez mitigée donc, avec des éléments positifs comme négatifs. Néanmoins, l’intrigue est assez intrigante pour me donner envie de lire la suite quand elle sortira en français, en espérant cette fois que la traduction sera meilleure …

Passez une belle journée,

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Pour aller plus loin :

Mémoires, par Lady Trent – Le tropique des serpents – Marie Brennan

Bonjour à tous et à toutes ! Aujourd’hui je vous parle du deuxième tome de la sage des Mémoires, par Lady Trent. En France, c’est publié par les éditions Atalante et traduit par Sylvie Denis. Avant de lire mon avis, je vous invite à lire celui que j’ai écrit sur le premier tome, qui avait été un coup de cœur monumental, et qui avait été une de mes deux meilleures lectures de 2020. Je vais donc spoiler le premier tome dans cette critique, alors attention !

Dragons • 19ème siècle anglais • Sciences naturelles

Résumé : Après sa première expédition, Isabelle Trent est plus décidée que jamais à retourner sur les traces des dragons. Accompagnée de ses amis et collègues Nathalie et Thomas Wilker, elle va monter une expédition vers l’Érigie dans le but d’étudier les dragons locaux, et ceux des marais, aussi appelé « Enfer vert ». Elle ne sait pas encore qu’elle va se retrouver embarquée dans des problématiques politiques qui la dépassent complètement …

Si le premier tome avait été un coup de cœur absolu, je suis un peu plus réservée sur celui-là. Si j’ai passé un très bon moment pendant ma lecture, je n’ai pas retrouvé l’ambiance qui m’avait tant emportée lors de ma lecture du premier tome.

Un gros point positif, c’est vraiment l’univers qui s’étoffe considérablement. On découvre des problématiques économiques et politiques qui sont bien plus poussées que dans le premier tome. L’Érigie est un continent avec des influences claires de notre Afrique, et notre pauvre Isabelle, qui ne voulait que trouver ses chers dragons va se retrouver mêlée à des questions économiques, puisque le Scirland, le pays d’origine d’Isabelle (un équivalent dans notre monde de l’Angleterre) tente de mettre au point des accords pour forer le sol et récupérer le fer très présent en Érigie et à des conflits entre les groupes politiques locaux. Ce que j’apprécie vraiment ici, c’est que l’autrice (Marie Brennan), tout en étoffant son univers et en le rendant bien plus vivant, nous parle à travers la plume ironique de Lady Trent de problématiques bien actuelles et qui existent bien dans notre monde. J’ai trouvé aussi que les questions sociales étaient plus poussées, avec une place plus importante accordée aux questions de la place de la femme dans les milieux scientifiques par exemple.

Je pense que ce qui m’a le plus bloquée dans ma lecture c’est le fait que j’ai retrouvé beaucoup de similitudes avec le premier tome dans la construction de l’intrigue. Finalement, Isabelle ne fait pas de découvertes absolument majeures, on voit finalement peu de dragons, ce qui s’expliquait bien dans le premier tome, mais qui là m’a un peu laissée sur ma faim. J’aurai aimé plus de naturalisme je pense.

Le personnage d’Isabelle est toujours attachant, bien qu’on sente bien qu’elle a prit de l’expérience et de l’âge depuis sa première expédition. Malgré tout, j’ai trouvé dommage qu’on ne voit pas un peu plus les autres personnages qui restent toujours très secondaires, surtout Thomas Wilker qui prend un peu plus d’importance et que j’aime bien. Je pense aussi que c’est lié au personnage, elle ne se soucie pas vraiment des autres, la seule chose qui l’intéresse vraiment ce sont les dragons.

L’écriture est toujours aussi bonne, ça se lit vraiment très bien et très vite. On retrouve toujours des illustrations de Todd Lockwood qui traversent le récit.

En résumé, une légère déception en comparaison avec le premier tome, mais un roman qui reste très agréable à lire, et dont je lirais la suite avec grand plaisir !

Ne tombez pas dans les marais,

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Pour aller plus loin :

Un jour, je te mangerai – Géraldine Barbe

Je vous parle aujourd’hui d’un roman court pour la jeunesse poignant, Un jour je te mangerai de Géraldine Barbe, publié chez l’École des Loisirs.

Troubles alimentaires • Relation toxique • Relation entre sœurs

TW : troubles alimentaires, relation toxique, tentative de suicide

Résumé : « Que se passe-t-il avec Alexia ? Un jour elle chipote dans son assiette ; le lendemain, elle engouffre un gâteau au chocolat pour six. Elle ne mange plus rien à table mais elle dévore en douce des spaghettis crus. Une seule chose ne bouge pas : Alexia, 15 ans, hait Chloé, sa petite sœur de 12 ans. Chloé a renoncé à la faire changer d’avis à son sujet, elle préfère se faire la plus discrète possible. Qui sait, ça finira peut-être par s’arranger ? Depuis quelques jours, Alexia lui confie des secrets, à elle seule, et Chloé se surprend à penser qu’il suffirait de peu pour que sa sœur aînée l’accepte enfin… Si c’est le cas, Alexia prend un fieffé détour. Sa haine reste intacte, on dirait même qu’elle augmente. Mais qui déteste-t-elle le plus au monde : sa petite sœur ou elle-même ? » (Résumé de l’éditeur)

« Elle s’appelle Chloé, mais sa sœur l’appelle petite merde, elle trouve que cela lui va mieux. » Première phrase, et le ton est donné. Ce court roman a été un vrai choc, je l’ai trouvé percutant, impossible de respirer pendant toute ma lecture. Tout du long, la pression monte, et on attend le moment où tout va exploser, en ce demandant comment ça va bien pouvoir finir.

Le style de l’autrice est très impersonnel, très froid, mais je pense que c’était volontaire, et surtout nécessaire afin de ne pas se laisser noyer par la violence des sensations de Chloé ou d’Alexia. Je pense aussi que c’était vraiment pertinent de prendre le point de vue de Chloé dans cette histoire, qui permettait d’observer l’action avec peut-être un peu plus de recul.

La relation entre les deux sœurs était vraiment passionnante. Tout du long, on est sur un amour-haine d’une rare violence, et c’est absolument terrible de voir Chloé qui ne comprend pas ce qui se passe, et qui est persuadée que sa grande sœur la hait. D’un côté, on déteste Alexia pour ce qu’elle fait, mais on comprend aussi qu’elle est malade, qu’elle a besoin d’aide. C’est horrible de voir que les parents ne détectent pas les signes pourtant clairs des troubles de l’alimentation de la grande sœur.

La fin était pour moi trop rapide, tout s’accélère et on doit lâcher les personnages beaucoup trop rapidement. J’aurai aimé que des mots soient mis sur l’anorexie d’Alexia plus tôt, et qu’on la voie au moins un peu sur le chemin de la guérison, qu’est-ce-que ça change à sa relation avec Chloé etc.

C’est vraiment une lecture que je conseille vivement, c’était très percutant et fort, avec des sujets difficiles mais vraiment bien traités et tout de même adaptés à des jeunes à partir de treize ans je dirais.

Prenez bien soin de vous,

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Pour aller plus loin :

La Passe-Miroir Livre 2 : Les disparus du Clairdelune – Christelle Dabos

Aujourd’hui je vous parle du tome 2 de la fameuse série de La Passe-Miroir de Christelle Dabos, qui a été un énorme coup de cœur ! N’hésitez pas à aller voir mon avis sur le premier tome avant de lire cette critique !

Fantasy • Complots • Magie

Résumé : Ophélie a enfin fait son entrée à la cour de Farouk, et tente du mieux qu’elle peut de survivre dans cet environnement violent. Mais des personnalités de la Cour commencent à disparaître, et Ophélie se retrouve embarquée dans une enquête qui la mènera à une vérité sans doute encore plus dangereuse.

J’ai ADORÉ ce deuxième tome, qui a été un énorme coup de cœur. J’ai retrouvé tout ce que j’avais aimé dans le premier tome, sans aucun des défauts de ce dernier.

Si le premier tome était clairement introductif, les personnes amatrices d’actions ne seront pas déçues par ce tome, où il se passe énormément de choses. J’ai adoré l’aspect enquête, qui permet aussi d’avoir un fil conducteur par tome, ce qui est très appréciable. Toute l’histoire autour de Dieu et des esprits de famille était passionnante, je mourrais d’envie d’en savoir plus.

On assiste à une vraie évolution des personnages, ce qui est très appréciable. Dans mon post sur le premier tome, je disais qu’Ophélie m’agaçait beaucoup, mais qu’elle avait commencé à évoluer. Et bien dans ce tome là, elle évolue énormément, elle n’a plus rien à voir avec la jeune fille timide et réservée qu’elle était au début, et ça ne la rend que plus attachante. Et Bérénilde maintient sa place de personnage secondaire préféré, franchement je l’adore, et sa relation avec Ophélie est vraiment adorable.

L’écriture de Christelle Dabos est exceptionnelle. Elle a su créer un univers extrêmement complexe et bien construit, des personnages attachants malgré leurs défauts … Durant ma lecture, il m’est souvent arrivé d’oublier que j’étais en train de lire, tant l’écriture était poignante, impossible de lâcher mon roman ! C’est le genre de livre qui me fait me dire que c’est incroyable, ce que de simples mots sur le papier peuvent produire. Je l’ai dévoré en une journée, ce qui est assez incroyable au vu de la taille du bouquin !

Je ne vais pas faire de pronostics pour la suite, car j’ai déjà lu le troisième tome (mon avis arrive bientôt), mais je me rappelle qu’en ayant refermé le livre, j’étais pleine d’appréhensions pour la suite, tout simplement car la fin de ce tome est terriblement haletante !

Franchement, je ne sais pas quoi ajouter, il se passe tellement de choses que c’est impossible de tout commenter, si ce n’est que cette série mérite tout le bien qui en a été dit, alors FONCEZ.

Bien à vous,

Paper

Pour aller plus loin :

Akata Warrior – Nnedi Okorafor

Enfin ! J’ai pu lire Akata Warrior de Nnedi Okorafor, c’est la suite de Akata Witch de la même autrice (je vous conseille vivement de lire mon article sur le premier tome avant de lire celui-ci). Ce deuxième tome est toujours publié en France chez l’École des Loisirs et traduit par Anne Cohen.

Urban fantasy • Magie • Culture nigérienne

Résumé : Voilà un an que Sunny et ses amis, Chichi, Orlu et Sacha, ont sauvé le monde. Depuis, elle vit de son mieux, entre l’école le jour, et les leçons de Léopard qu’elle prend la nuit. Lorsque le frère de Sunny va être menacé par une dangereuse confrérie, Sunny ne va pas hésiter, malgré l’interdiction, à utiliser le juju pour le sauver.

J’ai vraiment adoré ce deuxième tome, que j’ai autant aimé que le premier, si ce n’est plus. Les personnages sont toujours aussi bien construits, et Sunny est vraiment un personnage principal passionant.

Ce que j’ai beaucoup aimé dans ce tome, c’est que contrairement au premier, où l’univers est mis en place, ici, on a beaucoup d’action. Et il se passe beaucoup de choses ! On peut le voir rien qu’à la taille du livre, qui est bien plus épais que le premier ! Pour citer quelques unes des actions qui se passent, on trouve dans ce tome un combat contre une confrérie dangereuse, la séparation de Sunny de son visage-esprit, des voyages dans l’au-delà, un peigne offert par un esprit de l’eau, et la rencontre avec une charmante araignée géante … et aussi le nsibidi qui prend encore plus d’importance !

On trouve toujours autant d’inspirations de la culture nigérienne, et c’est toujours aussi génial à lire et à découvrir. Vous vous souvenez quand j’ai dit dans ma première review que la société des Léopards était très dure ? Ok, disons que j’étais très loin de la réalité. Dans ce tome, on parle quand même d’enfermer une jeune adolescente dans une chambre pendant une semaine avec un démon parce-qu’elle n’a pas respecté les règles ! Donc « dur », je ne sais pas si c’est assez !

Les personnages sont toujours aussi attachants, et ils évoluent petit à petit, tout en restant fidèle à eux-même. L’amitié entre les quatre est vraiment super bien construite, j’adore voir combien, malgré les disputes et les incompréhensions, ils restent si liés et prêts à tous les uns pour les autres. On a aussi des personnages secondaires qui se développent bien plus, comme la famille de Sunny, notamment ses frères.

En résumé, j’aime toujours autant cette série de fantasy, et maintenant il va falloir attendre que le troisième et dernier tome sorte en anglais, puis en français … Ça va être dur !

Sinon, j’aime toujours autant la couverture française.

À la prochaine !

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Pour aller plus loin …

À la vie, à l’amour – Justin A. Reynolds

Bonjour ! Aujourd’hui je vous parle d’une romance contemporaine Young-adult traduite en français par Maud Ortalda et publiée chez Pocket Jeunesse : À la vie, à l’amour de Justin A. Reynolds.

Romance • Boucle temporelle • Deuil

Résumé : Jack Ellison King a l’impression de ne jamais rien réussir dans sa vie. Et maintenant, le fille dont il est amoureux (qui est accessoirement sa meilleure amie) sort avec son meilleur ami. Mais lors d’une soirée, Jack va faire la rencontre de Kate. Avec elle, tout semble simple, et il ne faut pas très longtemps à Jack pour tomber fou amoureux. Tout semble parfait. Jusqu’à ce que Kate meure. Et que Jack retourne à la soirée où il l’a rencontrée pour la première fois. Il semblerait qu’une deuxième chance lui ai été donnée : Jack réussira-t-il à sauver Kate, tout en préservant ce qui est le plus cher à ses yeux ?

C’était une romance très sympa, que j’ai lue après en avoir vu des avis très positifs, mais tout de même assez décevante pour moi sur plusieurs points, que je vais développer.

Commençons par le positif. J’ai vraiment aimé le personnage de Jack, qui était très attachant. C’était vraiment un personnage bien construit, drôle, gentil, et qui essaye de bien faire (j’ai bien dit essaye). De manière générale, il n’y a aucun personnage qui n’ai le droit à une construction logique et intelligente dans ce livre. J’ai particulièrement apprécié le meilleur ami de Jack, Franny, et sa relation avec son père. Et Kate est vraiment géniale. D’ailleurs, la romance principale fonctionne vraiment très bien, et j’ai vraiment adoré l’histoire d’amour entre Jack et Kate.

Après, la construction est celle d’une histoire avec un évènement en boucle, un peu à l’Un jour sans fin ou au roman Une semaine, sept lundis, donc j’ai retrouvé des schémas assez basiques là-dedans.

Le personnage que je n’ai pas supporté, c’est la meilleure amie de Jack, Jillian. Elle est donc en couple avec Franny, l’autre meilleur ami de Jack. Déjà elle m’a énervée parce-qu’elle fait des espèces de scènes de jalousie à Jack qui n’ont pas lieu d’être. Comme quand elle fait tout un discours à Jack sur le fait qu’il l’a « abandonnée » à la soirée pour être avec Kate, et qu’elle ne le « reconnaît plus » depuis qu’elle est entrée dans sa vie. Mouais. Dis-le que ton petit Jack n’est plus à tes pieds et que ça te dérange. Mais pour moi, le pire, c’est dans un des « reboots », où Jack décide d’abandonner Kate et où il va embrasser Jillian (alors qu’elle est en couple avec son MEILLEUR AMI). Alors, on a bien un développement, où on montre à quel point c’était une mauvaise décision du côté de Jack, combien il s’en veut, pourquoi il n’aurait pas du faire ça etc. Mais du côté de Jillian … Rien ? Genre elle accepte les avances de Jack, et se met à sortir avec lui ? Donc, ça veut dire qu’elle était prête à quitter son copain comme ça pour Jack ? Ça m’a mise très mal à l’aise.

Ensuite, j’ai trouvé plusieurs incohérences dans le roman qui m’ont fait froncer les sourcils.

Et enfin, la fin, que je n’ai tout bonnement pas comprise. Il y avait une fin claire, mais l’auteur s’est senti obligé de rajouter un épilogue incompréhensible qui a tout changé. Je pense que le message était que ce n’est pas la fin qui compte, mais j’ai trouvé que c’était amené de manière très maladroite.

Pour résumer, c’est une romance très sympa, avec des personnages attachants, mais certains points m’ont empêché de plus l’apprécier que ça. Mais si vous aimez le trope de la boucle temporelle, vous apprécierez sans doute ce roman.

Ne tombez pas dans une boucle temporelle (non, franchement, c’est galère),

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Pour aller plus loin …

Boudicca – Jean-Laurent Del Socorro

Bonjour tout le monde ! Je vais aujourd’hui vous parler d’un roman assez décevant, Boudicca de Jean-Laurent Del Socorro, paru en 2017 aux éditions ActuSF.

Fantasy historique • Mythologie • Reine

Résumé : « Angleterre, an I. Après la Gaule, l’Empire romain entend se rendre maître de l’île de Bretagne. Pourtant la révolte gronde parmi les Celtes, avec à leur tête Boudicca, la chef du clan icène. Qui est cette reine qui va raser Londres et faire trembler l’empire des aigles jusqu’à Rome ? À la fois amante, mère et guerrière mais avant tout femme libre au destin tragique, Boudicca est la biographie historique et onirique de celle qui incarne aujourd’hui encore la révolte. » (Résumé de l’éditeur)

Ce roman m’a donné extrêmement envie dès que je l’ai croisé dans les étagères de la médiathèque. En effet, je connaissais un peu l’histoire de la reine celte Boudicca (aussi appelée Boadicée en français), que je trouve passionnante (Je vous mets des références dans la partie « Pour aller plus loin »). Alors un roman qui parle d’elle ? Oui ! Il a suffit en plus d’une mention élogieuse dans un de mes podcasts préférés, « Mana et Plasma« , pour que je me jette dans ma lecture. Mais en fait ce roman a été une immense déception, que j’ai failli abandonner plusieurs fois.

Parlons déjà du personnage de Boudicca qui est insupportable. Elle est hautaine, fière, et on a l’impression qu’elle n’apprend pas de ses erreurs, surtout pour toute la partie sur son enfance. Pour moi, elle représente tout ce que je déteste dans l’archétype de la femme forte. Regardez, elle se bat ! Regardez, elle est sèche, elle n’a pas peur de dire ce qu’elle pense ! Oui, ok, mais ça ne l’empêche pas d’être chiante comme la mort (pardonnez l’expression). Elle n’est agréable envers personne, et si l’auteur a tenté de la montrer comme ayant des difficultés à exprimer son affection, personnellement ça n’a fait que me la rendre encore plus antipathique.

Ensuite, je crois que c’est surtout l’écriture de Jean-Laurent Del Socorro qui ne m’a pas du tout accrochée. J’ai trouvé son style froid et très impersonnel, ce qui n’a pas contribué à me rendre Boudicca plus agréable !

Autre chose qui m’a agacée, la soi-disant « romance » entre Boudicca et son amie que j’ai trouvée forcée, et surtout sans aucun intérêt. Je n’ai aussi pas compris l’intérêt de la fantasy qui n’apportait rien selon moi.

Le problème aussi que j’ai eu avec ce livre, c’est que je l’ai ouvert en m’attendant à de l’action, à des combats épiques, à de la tragédie, et au final je me suis pas mal ennuyée.

Pour finir, je dirais que je n’ai pas détesté ce roman, il m’a tout bonnement laissée de marbre, je n’ai rien ressenti durant ma lecture si ce n’est de l’agacement. Heureusement, le livre n’est pas trop long.

Passez une bonne journée,

Paper

Pour aller plus loin …

Pour en savoir plus sur la figure de Boudicca :

Pour des infos sur le livre :

Eux sur la photo – Hélène Gestern

Bonjour ! Je vous parle aujourd’hui d’un roman épistolaire, Eux sur la photo écrit par Hélène Gestern et publié chez les éditions Arléa.

Roman épistolaire • Secrets de famille • Romance

Résumé : Hélène (oui l’héroïne s’appelle comme l’autrice), une femme d’une quarantaine d’années, découvre une photographie de sa mère, morte quand elle avait trois ans, entourée de deux hommes qu’elle ne connait. Dans l’espoir de trouver des réponses et des informations à propos de cette femme dont elle ne connaît rien, elle envoie des petites annonces dans tous les journaux. Elle reçoit la réponse de Stéphane, dont le père est l’un des hommes présents sur la photo. Tous les deux vont alors entamer une relation épistolaire et tenter, ensemble, de découvrir la vérité sur leur deux parents.

J’ai lu ce roman après en avoir traduit un passage pour les cours, le passage en question m’avait intriguée et j’ai demandé à ma professeure de me le prêter.

Je ne suis pas une immense fan de romans épistolaires, sauf quand la plume me plait particulièrement, et je n’ai pas été déçu avec celui-là. Hélène Gestern a vraiment une manière d’écrire très douce, très distinguée, il y a toujours une sorte de pudeur dans ses mots, que l’on ressent très bien dans la relation de Stéphane et Hélène (le personnage), et le roman reste toujours très agréable à lire malgré une ambiance bourgeoise un peu ampoulée (le vouvoiement incessant, le passé simple, les vacances dans les grands hôtels de Saint-Malo et les SMS qui commencent par « Chère Hélène » y sont peut-être pour quelque-chose ;)). Mais ce n’est pas non plus dérangeant, parce-que ça correspond à l’histoire et aux personnages, et l’autrice réussit à garder ça très élégant, et ça ne déborde jamais trop du côté pompeux. l’écriture est en tout cas assez fluide pour que le roman puisse se lire d’une traite sans aucun problème.

J’ai trouvé l’enquête très réussie. Au final, aucune grande révélation, aucun dénouement spectaculaire, mais c’est sans doute mieux comme ça. On découvre vraiment petit à petit ce qui s’est passé, en même temps que les personnages, ce que j’ai trouvé logique et bien construit.

En résumé, c’était un très chouette roman que j’ai vraiment bien aimé. Ne croyez pas les gens qui vous diront que ce roman transcende les horizons, mais si vous aimez la littérature française et les romans épistolaires, allez-y sans hésiter, vous passerez certainement un très bon moment.

Avec mes sincères salutations,

Paper

Pour aller plus loin …

Un garçon c’est presque rien – Lisa Balavoine

Bonjour ! Me revoilà après avoir lâchement abandonné ce blog pendant presque un mois. Je pense faire quelques modifications sur l’organisation des pages bientôt, j’espère pouvoir m’occuper de ça bientôt. mais assez de blabla, aujourd’hui je vous parle d’Un garçon c’est presque rien, un roman en vers écrit par Lisa Balavoine et publié chez Rageot.

Roman en vers • Adolescence • Quête de soi

Résumé : Roméo a 16 ans. Au lycée, il rase les murs. C’est bien simple : il est invisible. Il ne se reconnaît pas dans ses camarades de classe qui semblent avoir besoin de prouver au monde entier combien ils sont forts. Roméo est sensible, et il ne se reconnait pas dans ce monde qui semble attendre de lui une virilité, une attitude de dominant qu’il n’a pas et ne veut pas avoir.

J’ai été assez déçue de ce roman que j’ai trouvé sympathique mais sans plus. Franchement je ne comprends pas tout le bruit qu’il y a eu autour. C’était une bonne lecture, mais ça ne m’a pas chamboulé, ça n’a pas renversé ma vision du monde.

Premièrement, le roman commence par une scène de coma : le héros est dans une chambre d’hôpital, avec une fille à ses côtés, et au fil du roman on va comprendre ce qui s’est passé pour qu’il en soit arrivé là. Pour moi tout cet aspect était complètement inutile. Le fait que Roméo soit dans le coma à la fin (c’est pas un spoiler du coup) ne change rien ni à l’histoire, ni au propos, j’ai eu l’impression que ça nous était vraiment servi juste pour accrocher le lecteur : « Vous avez vu il est dans le coma, c’est mystérieux hein ? Allez allez, lis la suite ». Sauf que non seulement ça n’apporte rien à l’intrigue, mais en plus je trouve que c’est exploité de manière carrément maladroite. Le « trope du coma », c’est vu et revu alors ça aurait été bien de l’utiliser de manière plus subtile. Bref pour moi tout cet aspect (qui est quand même mis en avant dans le résumé de l’éditeur, et qui lance le roman et le termine !) n’avait aucun intérêt et aurait pu disparaître sans porter préjudice à l’intrigue.

Sinon j’ai quand même bien aimé le personnage de Roméo, c’est vraiment un garçon très doux, et toutes ses interrogations sur la masculinité le rendent très attachant, c’est le genre de personnages qu’on aimerait voir plus en littérature ado (et pas que !). La fille dont il tombe amoureux m’a pas mal agacée, dans la vraie vie j’aurais tendance à dire qu’elle souffle carrément le chaud et le froid, elle friendzone Roméo à un point que je n’arrivais pas à l’apprécier.

J’ai trouvé la résolution des problèmes entre Roméo et ses parents extrêmement simpliste. D’un côté, j’ai trouvé l’explication pertinente et bien menée. Mais ça se finit trop bien ! On a des parents qui négligent leur fils jusqu’à ses seize ans, et une discussion, quelques larmes et hop, ça y est, tout va mieux, tout est réglé ? Heuu…

Après le livre aborde des sujets importants, comme la masculinité toxique, le slut-shaming, le revenge-porn, et les aborde bien et avec justesse. Roméo a vraiment des mots qui résonnent. Justement, la plume de Lisa Balavoine est très agréable, si vous suivez un peu ce blog vous devez savoir à présent combien j’apprécie les romans en vers.

En résumé, c’est un bon roman, avec une belle plume et qui aborde des sujets importants. Malgré tout, ce n’était pas pour moi une lecture exceptionnelle, et je le trouve assez oubliable.

A bientôt,

Paper

Pour aller plus loin …

Pour aller plus loin … Recommandations de podcasts littéraires

Bien le bonjour !

Cela fait environ un an que j’ai découvert les podcasts et que je me suis mis à en écouter. Beaucoup. Et parmi ces podcasts, il y en a de nombreux qui parlent de littérature, et c’est ceux que je voudrais vous partager aujourd’hui. Je précise que mon application de Podcast est Pocket Cast, mais les podcasts dont je vais parler sont tous trouvables sur les autres plateformes habituelles.

Avant de commencer, si vous aimer ce type de recommandations, j’ai aussi fait un premier épisode sur les blogs littéraires.

J’espère que cette sélection de quatre podcasts vous plaira. Vu que je découvre fréquemment de nouveaux podcasts, vous n’êtes pas non plus à l’abri d’un deuxième épisode plus tard. En tous cas, j’espère que certaines de ces recommandations vous feront envie.

Bonne écoute,

Paper

Mana et Plasma

Ce podcast est spécialisé dans les « cultures de l’imaginaire », sous toutes ses formes, donc pas uniquement littéraires, mais dedans ça parle aussi de films, séries, jeux vidéo et jeux de rôle. Les chroniqueurs et chroniqueuses changent à chaque épisode, et se focalisent sur la SFFF (Science-fiction, fantastique et fantasy).

Longueur moyenne des épisodes : Longs, entre 40 minutes et 3 heures.

Fréquence des épisodes : Assez variable, environ deux épisodes par mois.

Épisodes à suivre dans l’ordre : Non

Les + : Des chroniqueurs et chroniqueuses qui savent de quoi ils/elles parlent, je vous promets que vous sortirez de chaque épisode avec l’envie de lire une centaine de nouveaux livre ; malgré leur longueur, les épisodes sont toujours très rythmés ; une bonne dose d’humour geek ; des sujets très intéressants abordés.

Les – : Épisodes effectivement parfois un peu trop longs ; à réserver plutôt à des personnes déjà amateures du genre.

Un épisode pour commencer : Je vous recommande le premier épisode du Podcast, « Les portes d’entrée de l’imaginaire », pour bien avoir l’ambiance générale du podcast. Sinon les épisodes 2 « Faut-il en finir avec Tolkien » et 9 « Le studio Ghibli » sont vraiment supers.

Un conseil d’écoute : En faisant une autre activité qui ne demande pas trop de concentration pour pouvoir bien se concentrer. Testé et approuvé en faisant la lessive. Attention, risque élevé d’avoir envie de répondre aux chroniqueurs et chroniqueuses comme si ils pouvaient vous entendre.

Mangacast Omake

Dans ce podcast mensuel, vous retrouverez les mêmes chroniqueurs et chroniqueuses qui présentent les sorties du mois à venir, avec leurs avis, leurs coups de cœur et coups de gueule, mais aussi leur avis sur leurs sorties en matière d’animes. Ce podcast est le petit frère du podcast « Mangacast », mais comme je ne l’écoute pas, je ne peux pas vous en parler.

Longueur moyenne des épisodes : Longs, entre 2 et 3 heures.

Fréquence des épisodes : Un épisode tous les débuts de mois

Épisodes à suivre dans l’ordre : Non

Les + : Des présentateurs et présentatrices vraiment super attachants, et toujours très ouverts d’esprit, un regard toujours bienveillant sur tous les genres ; une présentation complète de tous les plus gros titres à paraître dans le mois sans spoilers ; et de bonnes tranches de rigolade.

Les – : Des épisodes trop longs (sérieusement les gars, je vous adore mais trois heures c’est rude)

Un épisode pour commencer : Le dernier épisode, ou celui du mois d’avant, pour vous familiariser avec le style. Je vous conseille de commencer avec un épisode récent, puis de les suivre au fur et à mesure de leur sortie. Si vous aimez bien, rien ne vous empêche de retourner un peu dans le temps et de chercher leurs critiques d’un de vos mangas favoris sorti il y a peu par exemple.

Un conseil d’écoute : Parfait en cuisinant, mais pensez à garder de quoi noter à côté de vous, pour garder en tête les noms des titres qui vous donneront envie (il y en aura plein, je vous le prédis).

Primo

Ce podcast est une association entre le studio Nouvelles écoutes et la maison d’édition Robert Laffont. Un concours et appel à textes à été envoyé par la maison d’édition, qui ont choisi trois textes de primo-romanciers qui ont été édités. De la recherche des textes au travail de relecture, le choix de la couverture et la présentation aux représentants, le podcast Primo va suivre toute l’histoire des trois romans qui vont être publiés.

Longueur moyenne des épisodes : 20 minutes

Épisodes à suivre dans l’ordre : Oui

Nombre d’épisodes : Terminé en 16 épisodes + des épisodes « bonus » : en tout, 21 épisodes

Les + : Super addictif ; permet d’entrer dans une maison d’édition comme de l’intérieur ; des interviews de personnes passionnantes ; un montage aux petits oignons et un générique que j’adore et que je ne voulais jamais passer.

Les – : Je cherche encore …

Un conseil d’écoute : Dans son lit quand on n’arrive pas à s’endormir. Super agréable à écouter en train.

ASPIC

Un podcast très spécifique, puisqu’il se base sur l’univers d’Harry Potter, et a pour objectif de voir l’univers d’Harry Potter avec un regard universitaire et spécialisé. C’est un podcast de La Gazette du Sorcier, pour les néophytes, il s’agit de la communauté de fans française d’Harry Potter la plus conséquente.

Longueur moyenne des épisodes : Environ 2 heures

Fréquence des épisodes : Un épisode par mois environ

Épisodes à suivre dans l’ordre : Non

Les + : Le meilleur podcast Harry Potter que j’ai pu écouter (Et j’en ai écouté un sacré nombre, croyez moi. D’ailleurs … Un post uniquement sur les podcasts Harry Potter ça vous intéresserai ? Ou c’est trop spécifique ?) ; des sujets toujours super intéressants ; des invité.e.s passionnant.e.s.

Les – : Sujets très spécifiques, à ne pas recommander à un.e nouveau.elle dans le fandom par exemple.

Un épisode pour commencer : L’épisode sur « Harry Potter et le médiévalisme » est vraiment passionnant. Mais il y en a pour tous les goûts ! Les épisodes sur la pédagogie à Poudlard sont très intéressants et peuvent être une bonne porte d’entrée dans le podcast.

Un conseil d’écoute : Parfait en cuisinant.