L’abécédaire des sentiments – Anita Nair

Bonjour tout le monde ! Je reviens avec un post sur un livre que j’ai lu pour mon défi de mars qui était de lire de la littérature qui ne vienne ni de France, d’Angleterre ou des États-Unis. D’ailleurs, la vidéo sur ce challenge est sortie sur ma chaîne YouTube ! Aujourd’hui on parle de L’abécédaire des sentiments d’Anita Nair, paru en France avec une traduction de Dominique Vitalyos chez Albin Michel.

Cuisine • Romance • Culture indienne

Résumé : «  »A » comme « Arisi » ; « B » comme « Badam » ; « C » comme « Cheppankizhangu » … La cuisine a son abécédaire et, comme les sentiments, son alchimie. Ne croyant pas à l’amour, Leema est heureuse en mariage, même si, comme dit Komathi, sa cuisinière depuis plus de trente ans, son mari et elle sont comme des « arisi appalam », des galettes de riz parfaites en apparence mais totalement insipides ! Aussi, quand Shoola Pani, superstar du cinéma indien, fait irruption dans le décor idyllique des collines Anamalai, où Leema se partage entre sa plantation de thé et ses chambres d’hôtes, c’est comme si un grain de sel lui révélait le goût et les multiples états de la passion … » (Résumé de l’éditeur)

Deuxième roman que je lis de l’autrice ! J’avais déjà lu La mangeuse de guêpes d’Anita Nair, qui avait été une lecture assez difficile au vu des sujets abordés. Mais ce roman est vraiment très différent, et n’aborde pas des sujets aussi douloureux que La mangeuse de guêpes. Malgré tout, j’ai quand même bien reconnu le style d’écriture de l’autrice.

Je dois dire que je n’ai pas vraiment été emballée par ce roman. Déjà, la romance entre Leema et Shoola m’a vraiment agacée : je ne suis pas une fan de manière générale des histoires d’adultère, mais en plus là c’est pratiquement une romance instantanée, j’ai trouvé que les deux n’avaient pas forcément de caractère bien marqué … Et surtout, cette romance, qui est quand même le centre de l’intrigue, ne sert à rien. Je me suis pas mal ennuyée et demandé où est-ce-que le roman allait m’emmener, et la réponse est « nulle part ».

Les parties que j’ai préférées sont celles sur la nourriture et avec effectivement l’abécédaire. J’aurais très bien pu me contenter d’un recueil de nouvelles sur des plats indiens et plus précisément tamouls ! C’étaient les passages qui m’ont le plus intéressée.

Ce roman ne m’a en tout cas pas laissé un souvenir mémorable, une preuve étant le temps que je suis en train de mettre à écrire cet article, et le fait qu’après seulement trois minuscules paragraphes, j’ai déjà épuisé ce que j’avais à en dire.

Peut-être que cette autrice n’est tout simplement pas pour moi, car je n’ai pas vraiment aimé aucun des deux romans que j’ai lus d’elle.

Sur cette pensée un peu tiède, je vous laisse.

Mettez du varak sur vos peda !

Paper

Pour aller plus loin

Aquila – Ursula Poznanski

Alerte coup de cœur ! Aujourd’hui je vous parle d’Aquila d’Ursula Poznanski que j’ai lu dans le cadre de mon challenge de lire de la littérature étrangère qui ne vient ni des États-Unis, ni d’Angleterre. En France, il est traduit de l’allemand par Florence Quillet et publié chez Milan.

Thriller • Enquête • Amnésie

Résumé : Un lendemain de fête, Vicky, une jeune étudiante en Erasmus en Italie se réveille sans clés, sans passeport, « dernière chance » écrit au dentifrice sur son miroir, entre autres choses étranges. Très vite elle se rend compte qu’elle a un black-out complet de trois jours, et que sa coloc a disparue. Vicky va tout faire pour essayer de comprendre ce qui s’est passé.

Cela faisait très longtemps que je voulais lire un roman d’Ursula Poznanski. C’est une autrice autrichienne qui a énormément de succès en Allemagne, bien qu’un peu méconnue en France. Cette première lecture ne m’a pas déçue, loin de là, ça a été un véritable coup de cœur.

Je ne vais donner aucun spoiler ni aucune explication dans cette critique, car j’estime qu’avec un polar si bien écrit ce serait tout simplement vous gâcher tout plaisir de lecture.

Vicky est une héroïne attachante. Elle n’a pas forcément une personnalité extrêmement marquée, mais au final ce n’est pas dérangeant, parce-que je pense que n’importe-qui peut s’identifier à elle, particulièrement les étudiant.es en Erasmus ou à l’étranger pour leurs études !

L’enquête est extrêmement bien menée, chaque révélation en amène une autre, et à la fin on a la réponse à chaque mystère. Et surtout, ce roman est impossible à lâcher ! Je l’ai dévoré en un après-midi, il me semblait impossible de me détacher de cette histoire.

Aquila est aussi un excellent polar, mais je le conseillerai aussi à des personnes qui n’ont pas l’habitude de lire ce genre, ou qui n’aiment pas vraiment les histoires trop gores. On a ce qu’il faut de suspense et de frisson, mais sans que ce soit trop extrême, donc je pense que c’est un roman parfait pour entrer dans le thriller/polar. Je le conseillerai aussi à celles et ceux qui aiment les thrillers pour adolescents comme Meurtre, mode d’emploi de Holly Black, Nous les menteurs d’E. Lockhart ou Broken Things de Lauren Oliver par exemple.

Je n’ai qu’une chose à dire : foncez découvrir ce livre, quand à moi je vais me pencher sur les autres œuvres de l’autrice !

Faites gaffe avec l’alcool,

Paper

Pour aller plus loin …

L’île aux arbres disparus – Elif Shafak

Bonjour tout le monde ! Ce mois-ci, j’ai décidé de me lancer un défi : je me suis interdit de lire quoi que ce soit qui vienne de France, des États-Unis ou d’Angleterre. L’idée c’est de vraiment essayer de découvrir des auteurs et des romans différents de ce que je lis habituellement. Et ma première lecture pour ce défi a été L’île aux arbres disparus d’Elif Shafak, traduit en français par Dominique Goy-Blanquet. J’avais déjà lu un livre de cette autrice : 10 minutes et 38 secondes dans ce monde étrange que j’avais beaucoup aimé et j’étais donc très curieuse de lire un autre roman d’elle.

Guerre • Chypre • Amour interdit

Résumé : « Ce roman commence par un cri et s’achève par un rêve. Le cri, interminable, est celui que lance aujourd’hui une adolescente de seize ans, prénommée Ada, en plein cours d’histoire dans un lycée londonien. Le rêve est celui d’une renaissance. Entre les deux a lieu la rencontre du Grec Kostas Kazantzakis et d’une jeune fille turque, Defne, en 1974, dans une Chypre déchirée par la guerre civile. » (Résumé de l’éditeur)

Ce roman a été une lecture assez éprouvante, au vu des thèmes abordés. On a un constant va-et-vient entre le passé et la guerre à Chypre, l’histoire des parents d’Ada, et le présent où Ada découvre peu à peu l’histoire de sa famille. On a tout le thème du traumatisme familial qui passe à la génération suivante et c’était assez poignant.

J’ai beaucoup aimé les différents points de vue du roman, notamment certains partis pris assez audacieux, comme une partie de l’histoire qui est racontée du point de vue du figuier. C’est quelque-chose que j’avais déjà pu trouver dans 10 minutes et 38 secondes dans ce monde étrange que j’avais vraiment adoré de l’autrice.

Ce roman est à la fois une ode à la nature, mais aussi un puissant message contre la guerre et la haine sous toutes ces formes.

Même si j’ai beaucoup aimé ma lecture, ça a été assez difficile à lire, et ça m’a prit aussi pas mal de temps. J’ai trouvé qu’il y avait quelques longueurs, notamment sur la fin du roman, et pourtant je n’ai pas trouvé la conclusion très satisfaisante, elle m’a laissé un léger goût d’inachevé, mais je pense que c’est aussi quelque-chose de voulu et qui va bien avec le style du roman dans son ensemble.

Prenez soin de vous,

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Pour aller plus loin …

Rosewood Chronicles Tome 3 : Princesses à Tokyo – Connie Glynn

Bonjour tout le monde ! Aujourd’hui nous allons parler du troisième tome d’une série jeunesse que j’aime bien, Rosewood Chronicles, traduit de l’anglais par Anne Guitton. Avant de continuer, assurez-vous que vous avez bien vu mon avis sur le tome 1 et le tome 2. C’est bon ? Alors c’est parti !

Princesses • Amitié • Complots • École

Résumé : Après leurs confrontations avec les Léviéthans, la princesse de Maradova et sa Sénéchale aspirent à un peu de calme … C’est sans compter que leurs ennemis sont toujours présents, et bien décidés à leur faire du mal. Une solution apparaît pourtant : aller passer l’été à Takeshin, une école japonaise, pour mettre de la distance avec l’organisation secrète. Mais les choses ne semblent pas aussi simples : Rosewood et Takeshin semblent mystérieusement liées, et Ellie, Lottie et Jamie vont devoir apprendre à se serrer les coudes plus que jamais.

Troisième tome de cette série jeunesse que j’apprécie toujours autant, même si ce tome est sûrement celui qui m’a le moins enthousiasmée de tous.

J’ai toujours autant aimé le personnage de Lottie, et je confirme tout ce que j’ai pu dire sur elle dans mes critiques des tomes précédents. Déjà, ça fait super plaisir de voir une héroïne très féminine, mais qui est une héroïne extrêmement intelligente, gentille et courageuse. Et puis surtout, je pense que c’est le personnage avec le plus d’évolution de la série. Et c’est là que ça a un peu pêché avec moi : Jamie et Ellie m’ont insupportée tout du long de ce tome. Ellie est stupidement jalouse, elle n’a toujours pas appris à maitriser ses émotions et à canaliser sa colère, et Jamie était vraiment énervant, avec son « non, je ne peux pas, j’ai failli à mon devoir ». Tous les deux feraient bien de prendre de la graine sur Lottie qui elle apprend de ses erreurs pour évoluer positivement.

La romance entre Ellie et Lottie avance avec une vitesse d’escargot avec un rhumatisme, et c’est dire. D’ailleurs, c’est quelque-chose que j’ai trouvé dommage dans ce tome, c’est qu’on a pas tant d’interactions entre Ellie et Lottie que ça, même d’amitié, et du coup on perd quand même selon moi une des grandes forces de ce roman. D’ailleurs, une romance avec Jamie qui semble se mettre en place aussi ? Le problème c’est que la romance est tellement lente que c’est facile de la confondre avec l’amitié. Mais j’ai cru déceler, peut-être que je me trompe complètement mais on aurait pas un petit début de relation polyamoureuse ? On verra bien dans la suite.

L’intrigue avec les Léviéthans traine un peu en longueur, surtout je pense qu’il y a peut-être un tome en trop et que la série aurait pu finir en trois tomes. Je verrai bien en lisant le tome 4.

La série est toujours aussi sympa, mais je pense que ce tome est un entre-deux un peu mou qui amorce la suite. Pour le moment, quatre tomes sont sortis, je ne sais pas si le quatrième est le dernier ou non.

Soyez courageux.ses, bienveillant.es et déterminé.es,

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Pour aller plus loin …

Rise to the sun – Leah Johnson

Bonjour à tous et à toutes ! Aujourd’hui je vous présente le deuxième roman de Leah Johnson, Rise to the sun (eh oui, c’est encore un livre en anglais, je lis beaucoup en anglais en ce moment).

Musique • Romance • Festival

Résumé : Olivia est experte pour tomber amoureuse … Et tout faire rater. Après une énième rupture, elle se rend avec sa meilleure amie Imani à un festival de musique, bien décidée à passer un week-end avec son amie sans romance d’aucune sorte. Toni est de retour au festival, comme tous les ans. Cette année, elle participe au concours de musique en individuel du festival, en espérant suivre les traces de son père décédé. Les deux filles ne s’y attendent pas, mais leur rencontre pourrait bien tout changer.

Bon. Bon bon bon. J’avais bien aimé l’autre roman de l’autrice, You should see me in a crown, et donc j’étais curieuse et plutôt enthousiaste à propos de ce deuxième livre. Autant dire que ça a été une grosse déception.

Le premier problème ça a été les personnages auxquels je n’ai pas réussi à m’identifier. J’aimais bien la personnalité d’Olivia au début, mais elle m’a vite agacée. Déjà, elle passe son temps à dire qu’elle est « trop » et que tout le monde lui dit toujours de se calmer, sauf que je n’ai pas trouvée qu’elle était si énergique que ça. Et surtout, son irrespect envers sa meilleure amie était insupportable. Dès le départ, elle promet à Imani que ce week-end sera uniquement entre elles deux, et dès le premier jour, elle laisse sa meilleure amie pour passer du temps avec une fille qu’elle connait à peine. Et Toni … Toni m’a tellement agacée au début, c’est l’archétype même du personnage qui ne laisse personne l’approcher, et ben ce genre de personnage m’énerve énormément dans la fiction (sûrement parce-que les gens comme ça m’agacent pas mal dans la vraie vie aussi …). Bon, heureusement elle évolue un peu pendant l’intrigue et j’ai presque apprécié les chapitres avec son point de vue. Presque.

Mais en fait, l’énorme problème de ce roman ce n’était pas les personnages, parce-qu’au final, les deux ont des défauts et des faiblesses, mais évoluent au fil des évènements. Le gros problème, c’est que l’intrigue se passe sur trois jours. Trois jours. Donc, on va essayer de me faire croire qu’en trois jours, deux ados peuvent reconnaitre leurs erreurs et traumas et évoluer positivement et tomber folles amoureuses au point qu’elles sont certaines qu’elles sont faites l’une pour l’autre ? Je n’arrivai pas à croire à la romance du tout en fait, parce-que ça se passe trop vite !! Le deuxième jour, Toni fait des déclarations du type : « Olivia is some kind of melody that has made a song of my universe ». Meuf. Deux jours. Arrête. En deux jours, elles ont le temps de tomber amoureuses, de se séparer, de faire du drama du drama et encore du drama, avant de se remettre ensemble et de décider qu’elles vont passer le reste de leur vie ensemble.

Bref, si on résume : des personnages pas terribles, et une romance instantanée qui fait qu’on n’y croit pas une seconde. Et c’est dommage de pas croire à la romance dans une romance. Autant dire que je ne vous conseille pas ce roman, je ne sais pas si il va être traduit en français un jour, peut-être par Desaxus puisqu’ils ont déjà traduit l’autre roman de l’autrice ?

Un seul point positif néanmoins : l’ambiance de festival qui était bien retranscrite et très chouette.

A la prochaine,

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Pour aller plus loin …

Une chanson = un livre : Marina

Bonjour tout le monde ! Oui oui, c’est bien un tout nouveau concept tout beau tout frais ! Le concept est simple : pour chaque épisode je choisis un.e chanteur.euse / groupe que j’aime particulièrement et je propose des livres qui me font penser à leurs chansons, et inversement.

Pour ce premier épisode je commence avec ma chanteuse préférée : Marina. Anciennement connue sous le nom de Marina and the Diamonds, c’est une chanteuse de pop. Ce que j’aime tant à propos d’elle, c’est que toutes ses chansons sont particulièrement bien écrites. Même ses chansons les plus dansantes ont souvent une double voire triple lecture.

J’espère que ces cinq chansons et livres vous plairont, j’ai essayé de mettre des titres dont je n’avais encore jamais ou pas beaucoup parlé sur mon blog et des choses un peu différentes de d’habitude !

Bonne écoute et bonne lecture,

Paper

1) About Love = A tous les garçons que j’ai aimés

Okay, je commence avec de la triche complète, puisque Marina a écrit la chanson About Love pour la soundtrack du deuxième des films adaptés des romans éponymes. Mais la chanson passe tellement bien avec cet univers, et avec le personnage de Lara Jean. La chanson est super catchy, mais en même temps on a tout ce côté panique avec ce petit « I don’t really know a lot about love » qui sonne un peu comme une excuse.

Si vous ne connaissez pas le roman A tous les garçons que j’ai aimés, c’est l’histoire de Lara Jean qui a écrit une lettre d’amour à chacun des garçons dont elle est tombée amoureuse dans sa vie, mais elle n’a jamais envoyé ces lettres. Mais en jour, elle découvre que les lettres ont été envoyées, et tous les garçons vont essayer de retrouver Lara Jean pour comprendre ce qui se passe ! Je vous conseille l’adaptation en film, le premier surtout sur Netflix, qui est un de mes films doudous de la honte favoris !

La chanson : https://youtu.be/2lDhPjksqLQ

2) I love you but I love me more = Mes ruptures avec Laura Dean

I love you but I love me more est une de mes chansons préférées du dernier album de Marina. C’est aussi une des plus belles chansons de rupture que j’ai eu l’occasion d’entendre. On sent toute la fatigue de Marina dans cette chanson. Oui, elle aime encore la personne à qui elle adresse cette chanson, mais cette relation est tout simplement devenue impossible, car elle se fait toujours passer en deuxième. La phrase qui résume la chanson est pour moi : « You try to tell me that we’re so deep in love / Well, if we were, then why did we fuck it up? / Told you before that love isn’t enough« 

Et bien cette situation, c’est exactement celle de Freddy, l’héroïne de Mes ruptures avec Laura Dean. Elle est folle amoureuse de Laura, mais cette dernière ne cesse de jouer avec elle, en la quittant, puis en retournant vers elle quand ça lui plait. Dans cette relation qui la brise petit à petit, Freddy va manquer perdre sa meilleure amie et ce qu’elle a de plus précieux, et va elle aussi devoir apprendre à dire « I love you but I love me more ».

La chanson : https://youtu.be/wT2uhkNGLUk

3) Superstar = Autoboyographie

Dans Superstar, Marina chante à propos d’un amour intense, parfait, avec une parfaite confiance entre les deux amoureux. La chanson a un air très mélancolique, comme chantée depuis le fond de l’eau ou l’espace. « My love is a planet revolving your heart ». C’est assez rare, les chansons d’amour qui parlent d’un amour d’une longue durée, sain, avec toujours autant de confiance et d’amour quand on y pense.

Autoboyographie est peut-être la plus belle histoire d’amour que j’ai eu l’occasion de lire. On suit l’histoire de Tanner et Sebastian, qui vivent dans l’Utah. Les deux tombent amoureux, mais leur amour semble impossible à vivre, particulièrement pour Sebastian, qui vient d’une famille de mormons. On retrouve dans le roman, et dans la couverture aussi cette impression de planer, mais aussi cette relation pleine de confiance et d’amour.

La chanson : https://youtu.be/ByDHbOky47A

4) Oh no ! = La méthode Lighty

Dans Oh no ! Marina joue le personnage d’une jeune femme ambitieuse, qui a une peur chronique de l’échec, et qui se protège en ne laissant personne l’approcher de trop près. La phrase qui est sans doute la plus culte de cette chanson et qui la résume très bien c’est : « ‘Cause I feel like I’m the worst so I always act like I’m the best« .

Cette chanson me fait penser à La méthode Lighty (You should see me in a crown en anglais) pour plusieurs raisons. Déjà je trouve que le personnage que joue Marina dans cette chanson est très semblable à Liz. Elle est ambitieuse, mais aussi très angoissée, elle feint une indifférence derrière laquelle se cache une peur des autres, et du monde, une peur d’être blessée à nouveau. Et la chanson est très pop, et je trouve qu’elle va très bien avec cette ambiance de paillettes qu’est prom.

La chanson : https://youtu.be/Cr-SqRWImmI

5) Man’s world = Woman World

D’accord. Oui, j’avoue. J’ai choisi ce titre surtout pour la blague (Man’s world et Woman world hahaha je suis si drôle). Plus sérieusement le sujet qui réunit les deux œuvres c’est leur message féministe et écologique, même si elles ne le mettent pas en avant de la même façon du tout.

Man’s world de Marina est une chanson qui parle à la fois d’oppressions, celles que subissent les femmes, les personnes gays, mais aussi le danger que l’humain fait subir à la planète. La chanson est très écoféministe, avec un certain féminin sacré sous-entendu. Le message est simple : « Mother nature’s dying, nobody’s keeping score, I don’t wanna live in a man’s world anymore« . La chanson a une ambiance assez éthérée, le clip donne aussi cette impression là.

Et il semblerait que le vœu de Marina ai été exaucé, car dans Woman World d’Aminder Dhaliwal, les hommes ont tous disparus de la surface de la planète, et on suit une communauté de femmes qui vivent ainsi. C’est une bande dessinée extrêmement drôle. Je dirais que la plus grande différence entre la chanson et cette BD, c’est le ton, assez dramatique dans la chanson de Marina, quand c’est tout simplement drôle dans Woman World. Mais les sujets abordés sont très similaires, le féminisme, les changements climatiques et leurs conséquences et la sororité notamment. Au fait, pour ceux et celles d’entre vous qui lisent l’anglais, la BD est disponible légalement et gratuitement sur Webtoon !

La chanson : https://youtu.be/obxFWNeGDOg

Chanson douce – Leïla Slimani

Bonjour tout le monde ! Je vous retrouve aujourd’hui avec un roman que j’ai lu cinq ans après tout le monde, il s’agit de Chanson douce de Leïla Slimani.

Psychologique • Drame • Classes sociales

Résumé : Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide de reprendre son travail dans un cabinet d’avocats. Son mari et elle se mettent alors en quête d’une nounou pour s’occuper des enfants dans la journée pendant qu’ils sont au travail. Ils embauchent Louise, une femme veuve qui se révèle bien vite le choix parfait : les enfants l’adorent, c’est une fée du logis, bref, Myriam et son mari ne peuvent que se féliciter de l’avoir embauchée. Mais très vite, la nounou va devenir de plus en plus envahissante.

Cela fait environ un an que je veux lire ce roman, depuis que j’en ai étudié un extrait à l’université qui avait vraiment éveillé ma curiosité.

La première chose que j’ai à dire sur ce roman c’est qu’il est impossible à lâcher ! Leïla Slimani a vraiment une façon bien à elle de jouer avec les mots, on a un style froid, simple, efficace, mais qui reste élégant sans jamais tomber dans le pathos ou l’exagération.

Je dois dire qu’à ma surprise, j’ai été moins bouleversée par ce roman que je pensais que je le serai. L’histoire est terrible, certes, mais ça ne plonge jamais jusque dans le thriller, ou même le gore ou l’horreur. On a plutôt un vrai drame social qui se met en place pièce par pièce.

C’est justement cet aspect que j’ai le plus aimé. Je pense que le véritable sujet de ce roman c’est ce jeu des classes sociales. Leïla Slimani a une façon très efficace de nous présenter tous ces liens invisibles de classe, financiers, et les rapports qu’ils entrainent. Sinon, elle parle beaucoup de maternité aussi.

C’était vraiment une bonne lecture, et je serais curieuse de voir le film !

Attention avec les nounous (et surtout si elles s’appellent Louise !)

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Pour aller plus loin …

One Last Stop – Casey McQuiston

Bonjour tout le monde ! On se retrouve aujourd’hui avec une de mes dernières lectures, One Last Stop de Casey McQuiston, que j’ai lu en VO anglais ! Pour celles et ceux d’entre vous qui auraient envie de le lire mais qui ne lisent pas en anglais, sachez qu’il va être traduit cette année par Lumen (qui avaient aussi traduit l’autre roman de l’autrice, Red White and Royal Blue sous le titre de My dear f****** prince).

Romance • Boucle temporelle • Contemporain

Résumé : August, 23 ans, n’a pas l’habitude de faire confiance aux autres, ni même à elle-même. Elle n’espère donc pas grand-chose de son déménagement à New-York, malgré sa nouvelle colocation étrange comportant un médium, une artiste et un garçon un peu émo et son nouveau job dans un café à pancakes. Mais voilà que dans le métro, August fait la rencontre de Jane. Jane est belle, drôle, intelligente, et il ne faut pas longtemps à August pour avoir un énorme crush sur la jeune fille qu’elle croise tous les jours dans le subway new-yorkais. Mais voilà, Jane ne semble pas être telle qu’elle est réellement. Et pourquoi est-elle toujours là quand August entre dans le métro ?

Cette romance a été une très bonne lecture, malgré quelques défauts. Je dois dire que j’avais ADORÉ Red, White and Royal Blue de la même autrice, donc quand j’ai vu ce roman à la médiathèque, je n’ai pas hésité une seule seconde avant de l’emprunter ! Même si j’ai beaucoup aimé ma lecture, je dois dire que je l’ai moins aimé que Red, White and Royal Blue.

Étonnamment, toujours en comparaison avec Red, White and Royal Blue, j’ai retrouvé les mêmes défauts dans les deux œuvres. Tout comme Alex, August m’a d’abord été très antipathique. Dans les premiers chapitres, je levais les yeux au ciel dès qu’elle ouvrait la bouche, et l’histoire étant de son point de vue, autant dire que j’ai beaucoup regardé mon plafond. En vérité, on ne peut pas vraiment en vouloir au caractère, car toutes les choses qui m’ont d’abord énervée chez elle font partie de sa personnalité et sont des traits qui sont voués à évoluer, notamment sa solitude et le fait qu’elle ne laisse à personne la chance de s’installer dans sa vie. Et l’autre point de comparaison avec RWRB c’est que j’ai trouvé le roman trop long. Il y a toute une partie vers le milieu qui traine en longueur, avec bien cinquante bonnes pages qui auraient pu être enlevées selon moi.

Passons au roman en soi. August est vraiment un personnage que j’ai appris à apprécier en douceur, comme dit plus haut elle m’agaçait beaucoup au début, mais peu à peu elle apprend à s’ouvrir aux autres, et elle s’avère être très attachante. Elle est aussi marrante, et j’ai bien aimé son côté un poil obsessionnel, comme le fait qu’elle ait un carnet pour tout. Quand à Jane … Et bien c’est plutôt l’inverse. Quand on ne connaît pas encore son « secret » (elle est bloquée dans une boucle temporelle : je ne vous spoile pas vraiment, c’est dans le résumé officiel), je la trouvais vraiment super, drôle, attentive, gentille, j’ai adoré tous les passages où on la voit interagir avec les passagers du métro, on sent qu’elle est vraiment chez elle. Et puis, je ne sais pas, j’ai l’impression qu’à un moment donné elle et August ont « échangé » leurs personnalités. C’est August qui est devenue la plus « douce » des deux (quoi que ça veuille dire) et l’aspect « punk » de la personnalité de Jane a été beaucoup plus mis en avant … Mais je sais pas, ça ne l’a pas fait avec moi, je l’ai trouvé agaçante. En même temps, elle a des raisons d’être énervée, c’est vrai qu’être bloquée dans le métro et s’en rendre compte c’est pas top pour le moral.

Par contre, j’ai adoré les personnages secondaires, surtout la coloc d’August. Niko était surement mon personnage préféré. J’ai trouvé le fait que ce soit un médium jamais forcé. C’est juste un fait, et tout le monde s’en accommode. J’ai beaucoup aimé Wes aussi, et surtout sa relation avec Isaiah même si à un moment on est aussi exaspéré qu’August et on n’a qu’une seule envie : qu’ils se mettent ensemble !

Le roman était étonnamment beaucoup plus fantastique que je ne l’aurais pensé, on a vraiment toute une réflexion autour du fait que Jane est bloquée dans le métro, et ce n’est pas juste une résolution simple du type « la magie de l’amour résout tout », et tant mieux, mais j’étais un peu surprise car ce n’est pas vraiment ce à quoi je m’attendais.

J’ai aussi trouvé la relation entre August et sa mère très intéressante. Au début du roman, on comprend que c’était une relation toxique, qui a empêché à August d’avoir une vraie enfance, et dont elle vient de se défaire, non pas en coupant le contact avec sa mère, mais en fixant ses limites. Leur relation connaît des hauts et des bas, mais elles arrivent finalement à trouver un terrain d’entente, notamment grâce à l’amour qu’elles se portent l’une à l’autre. August a besoin de se rendre compte qu’elle ne peut pas vivre selon les principes de sa mère pour réussir à lui pardonner et aller de l’avant en lui laissant une place dans sa vie.

Je dois dire que la fin était assez prévisible, je me doutais dès le début que ça allait finir comme ça.

Bref, une bonne lecture, et je ne manquerai pas de lire les publications suivantes de l’autrice !

Faites attention aux failles temporelles,

Paper

Pour aller plus loin …

Lire est dangereux (pour les préjugés) – Dave Connis

Bonjour tout le monde ! Aujourd’hui je vous parle d’un roman qui me faisait très envie depuis sa sortie ! Il s’agit de Lire est dangereux (pour les préjugés) écrit par Dave Connis et traduit de l’anglais par Leslie Damant-Jeandel aux éditions Milan.

Censure • Littérature • Résistance

Résumé : Clara est une élève en dernière année de lycée. En compétition pour l’obtention d’une bourse pour entrer à l’université de ses rêves, elle n’aime rien tant que lire, sa vie entière est axée autour de cette passion, que ce soit à travers son club de lecture, son bénévolat à la bibliothèque du lycée ou encore son association de boites à livres. Mais un jour, elle découvre que certains livres sont interdits dans son lycée, car jugés « inappropriés ». En colère, et bien décidée à changer les choses, Clara décide de résister à sa façon en créant une bibliothèque clandestine dans son casier.

Ce roman a été une bonne lecture ! J’ai été un peu surprise en le commençant, car je ne sais pas pourquoi, mais je pensais qu’il était plus jeunesse, avec une héroïne au collège, alors qu’elle est en fait au lycée. Ce n’est pas un problème du tout, ça m’a juste un peu surprise.

Clara est un personnage auquel on s’attache vraiment très lentement, et surtout complexe. J’ai trouvé intéressant tout le processus de remise en question qu’apporte cette censure des livres dans son établissement. Elle passe par différentes étapes, de la colère froide, à l’indignation, mais aussi par le découragement et la remise en questions de tout ce qu’elle pensait. Cette évolution se ressent particulièrement à travers sa relation avec Ashton. Ashton est un jeune homme d’une famille très aisée, et Clara le méprise car elle est persuadée que lui et son groupe d’amis ne sont que des vantards riches et dédaigneux. Elle va se rendre compte de ses propres préjugés, et de combien elle a été intolérante.

La question de la censure est évidemment au centre du roman, mais la réflexion va bien plus loin que simplement « censurer des livres, c’est mal ». Au contraire, on a toute une réflexion, pourquoi c’est mal ? Pourquoi certains livres sont importants ? Et surtout … Est-ce que lire peut vraiment être dangereux ? Et certains évènements dans le roman nous montrent bien que les choses ne sont pas aussi simples qu’il y parait.

De plus, le roman déborde de références littéraires, c’est un délice, et surtout, ça donne envie de découvrir plein de romans. Personnellement, il m’a donné envie de redonner une chance à L’attrape-cœur que, je dois avouer, honte à moi et sur douze générations, je n’ai pas vraiment aimé. Et de lire Vous parler de ça que je n’ai toujours pas lu !

A travers ce prisme de la censure et de l’évolution de Clara, d’autres thèmes et sujets gravitent, comme l’amitié, l’homosexualité, le rejet, l’entre-deux de l’adolescence. D’ailleurs le roman est parfois bien lus sombre qu’il n’en a l’air au premier abords, donc TW : tentative de suicide, homophobie.

La fin était sympathique, mais m’a laissé un petit goût d’inachevé. J’aurais aimé une réflexion un peu plus poussée, et pas juste une espèce d’entre-deux, avec une fin qui n’est pas vraiment un happy end mais qui est tout de même assez positive.

J’ai trouvé les adultes assez inutiles dans ce roman, je ne sais pas si c’était volontaire ou non. On a les parents de Clara qui ne servent pas à grand-chose, le principal qui est la représentation même de l’institution autoritaire (même si lui aussi est plus nuancé qu’on ne pourrait le croire), mais surtout on a la professeure de littérature de Clara, que j’ai trouvée vraiment agaçante. Elle fait de grands discours à ses élèves, s’insurge contre la censure, donc techniquement elle agit, mais je l’ai trouvée toujours ultra dure envers Clara, elle semble attendre d’elle qu’elle combatte en continu, même quand cette dernière est clairement débordée et prend de grands risques. Pareil pour le bibliothécaire qui se repose clairement sur Clara pour monter la « résistance » sans vraiment faire grand-chose lui-même avant la fin du bouquin. En fait on a des adultes qui se reposent entièrement sur une adolescence et j’ai trouvé que c’était pas très sympa de leur part de mettre une telle pression sur les épaules de Clara, surtout quand il devient clair qu’elle n’en peut plus.

Voilà donc pour mon avis sur ce roman !

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Pour aller plus loin …

You should see me in a crown – Leah Johnson

Bonjour tout le monde ! J’espère que vous allez bien et que contrairement à moi, vous ne mourrez pas de froid dans une chambre au chauffage défaillant ! Aujourd’hui je vous parle d’une lecture en anglais, il s’agit de You should see me in a crown de Leah Johnson ! Le roman a aussi été traduit et publié en français sous le titre La méthode Lighty par DeSaxus avec une traduction d’Anaïs Papillon.

Contemporain • Adolescence • Prom

Résumé : Liz Lighty n’est pas vraiment célèbre dans son lycée, et pour cause : elle fait tout son possible pour éviter l’attention. Elle n’attends qu’une chose : obtenir sa bourse tant espérée qui lui permettra d’aller à Pennington, la fac de ses rêves où elle pourra jouer dans l’orchestre et devenir médecin. Mais Liz n’obtient pas la bourse. Une solution complètement folle s’offre alors à elle : devenir la reine de promo de son lycée pour obtenir une bourse, même si cela implique de sortir de sa zone de confort et se confronter à l’attention de tous.

J’avais très envie de lire ce roman depuis pas mal de temps, il faut dire que je le voyais passer absolument partout. J’avais un peu peur d’être déçue mais je dois dire que ça a été une bonne surprise !

Liz est un personnage très attachant et ce depuis le début. C’est quelqu’un de très anxieux, qui a appris à s’empêcher d’être qui elle est vraiment de peur des réactions des autres et d’attirer l’attention sur elle.

La romance est chouette, mais sans plus, je dois dire que je n’ai pas vraiment ressenti d’attachement envers Mack. Je pensais par exemple que le fait que Mack participe elle aussi au titre de reine de promo serait super intéressant, car ça pourrait créer une rivalité involontaire entre les deux, mais au final sa participation ne dure pas si longtemps que ça, et il est très vite clair qu’elle ne sera pas une menace pour Liz à ce niveau là.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Jordan, qui a le droit à un vrai arc de rédemption et j’ai trouvé sa relation amicale avec Liz très touchante.

Par contre, j’ai trouvé la réconciliation avec Gabi un peu – si ce n’est beaucoup – trop rapide ! Ce qu’elle a fait est à mes yeux inexcusable, et même si je comprends que Liz lui pardonne, je pense qu’il aurait été mieux de montrer qu’elle lui en voulait tout de même encore, ou du moins que tout n’était pas oublié.

La fin était sympa, mais aussi très attendue, disons que tout est bien dans le meilleur des mondes et que c’est un peu facile mais ça fait plaisir de temps en temps d’avoir un happy end sans prise de tête !

Pour résumer, c’est un roman ado très sympa qui donne de la bonne humeur, à partir de 14 ans je pense, tiens d’ailleurs, et si je le proposais à ma petite sœur ?

Bonne danse,

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